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La vie devant soi

Résumé du livre La vie devant soir de Romain Gary par Anne BIKIE SANA

Un livre de : Romain Gary

La vie devant soi

Ajouté le : il y a 3 mois

La vie devant soi est parmi les romans les plus merveilleux qui ait pour protagoniste principal un enfant.

C’est une belle histoire entre Madame ROSA et Momo. Elle, c’est une vieille femme juive qui s’occupe d’enfants dont les parents n’ont ni les moyens ni le temps d’en prendre soin en échange d’une petite rémunération et parmi ces enfants figurent le jeune MOMO.  

Lui, ne sait pas qui sont ses parents. La seule figure maternelle qu’il connaisse, bien qu’elle soit par moment bancale est Madame ROSA.

C’est un petit garçon intelligent, curieux, naïf au vu du regard et l’interprétation qu’il peut prêter aux différentes interactions des adultes qui l’entourent. Cela conduit à des conversations assez hilarantes ou le quiproquo est le maitre mot.

Dans ce roman écrit à la première personne on écoute Momo nous conter sa vie avec Madame ROSA, le quartier dans lequel il évolue (Belleville), les personnes qui y gravitent (Monsieur Hamil, Docteur Katz, Monsieur N’DA Amedée, Madame Lola…)

On apprend et comprend pourquoi Madame Rosa et MOMO ont un lien si spécial qui les unit, notamment parce que contrairement aux autres enfants, lui ne connait et ne connaitra jamais ses parents.

Ce roman est universel bien qu’il se déroule en France. Romain GARY fait de ce petit garçon l’un des portes voix de l’enfance. Dans ce roman, se mêlent plusieurs émotions de la joie, de la tendresse, de l’amour, de l’humour et également beaucoup de tristesse.

Car, l’on apprend au fil de la lecture que Madame ROSA rencontre des problèmes de santé, ce qui ne lui permet plus d’accueillir et de prendre soin des enfants, sa santé décline. Comme pour la remercier de toutes ses années d’attention, Momo reste auprès d’elle et décide de l’aider à respecter son dernier souhait.

Ce roman est une ode pour moi à l’importance des liens d’attachements pour les enfants. Un enfant a besoin de figure d’attachement pour un développement sain. Les figures sont tout simplement la ou les personnes qu’il peut solliciter, en qui il a confiance, sur qui il peut compter en cas de besoin, des personnes qui le protègent et veillent à son bien-être.

Idéalement ces figures sont parentales mais elles évoluent selon la réalité dans laquelle on nait. Dans ce roman Madame Rosa représente cela.

On ne le répètera jamais assez, l’enfance doit être vécue en tant que tel et les adultes doivent en être les garant. Madame ROSA, elle, représente tous les adultes qui donnent accès à un foyer aux enfants.

Dans un monde parfait nous souhaiterions que tous enfants nés et à naitre soient tous accueillis dans des familles aimantes.

Malheureusement, dans le monde réel, nous devons faire face à la triste réalité que beaucoup trop d’enfants n’ont pas cette chance. Il est alors important que des adultes se mettent à la hauteur de ces enfants pour leur assurer un avenir et le champ de la protection de l’enfance est là pour remplir cette mission.

Alors, il est vrai que le changement commence par soi-même, par l’action d’une personne mais il est également important que les bonnes actions soient suivies par de nombreuses personnes, un collectif, des associations, un réseau, un gouvernement, un état, une nation….

Afin que les petits Momo de ce monde qui n’ont jamais ou plus la chance d’avoir des parents pour les aimer convenablement puissent au moins bénéficier de lieux avec des adultes pour prendre soin d’eux, d’où la grande importance de travailleurs sociaux.

Aucun enfant peut évoluer tout seul. Romain GARY pose là pour moi de l’importance de la protection pour les enfants.

Ce roman qui est planté dans un quartier de paris devient alors universel et encore plus universel car il fait échos au travail mener par le REIPER.